Association Lirécrire à Beauvais
ARTICLES DE PRESSE. . .
L'Observateur de Beauvais du 12 juin 2009
Plus d'éditeurs et plus de jeunes
Le festival de la micronouvelle qui avait lieu les 6 et 7 juin a attiré plus d'éditeurs et de jeunes que l'année précédente
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La météo n'était pourtant pas favorable à se retrouver en plein air sur la petite place de Plouy-Sain-Lucien dimanche 7 juin. Qu'importé, les amateurs d'écriture, de nouvelles et d'haïkus, s'étaient donné le mot et se sont retrouvés autour de l'Association organisatrice du festival de la micronouvelle, pour partager ensemble un couscous préparé par l'association Solidarité Franco-Algérienne, rencontrer des éditeurs et connaître le nom des lauréats du concours de la micronouvelle. Encore une bonne édition pour le festival qui a vu cette année davantage d'éditeurs présents (de Bourgogne, de Lyon et d'Amiens) et de jeunes venus d'un peu partout recevoir leur prix.
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Beaucoup de jeunes parmi les lauréats du concours de la micronouvelle, dont Alex Pérasso (au centre), 1er prix lycéen. (Ph. D. Bonnamour)
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Oise Hebdo du 10 juin 2009
Le haïku, un minimalisme qui permet de respirer un peu
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Après avoir ouvert son 4ème festival de la micronouvelle et du haïku avec un débat sur le thème «la littérature et la vie» en présence de plusieurs auteurs locaux comme Max Monnehay, l'association Lirécrire a offert une petite respiration à ses festivaliers. A l'entrée du Nota Bene, au théâtre du Beauvaisis, Erlina Doho a livré une performance minimaliste et pleine de légèreté en combinant peinture et calligraphie sur une musique japonaise. Pendant cette courte performance, étaient lus des haïkus figurant dans le recueil La volière vide publié par l'Iroli au mois d'avril. Erlina Doho a justement illustré ce recueil écrit par Vincent Delfosse -décédé avant son édition- et Thierry Gazais. En quelques mots, il faut dire l'essentiel, explique Thierry Gazais. C'est un jaillissement. Le vide est peut-être plus important que les mots. Le haïku permet d'enlever quelques barreaux des prisons que l'on a et que l'on se fait. On n'est pas enfermés dans une histoire qui va nous entourer, nous réconforter... J'ai regardé le débat politique l'autre jour, personne n'écoute l'autre et prend le temps de réfléchir. Les mots sont des armes mais ils peuvent être aussi des instruments de musique. C'est comme si on n'écoutait que de la musique militaire... Les mots peuvent parfois servir à poser une question, les moments de respiration sont importants.
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Ces samedi 6 et dimanche 7 juin, au Plouy-Saint-Lucien, ce festival de la micronouvelle et du haïku aura justement permis aux festivaliers, le temps d'une balade littéraire, d'un conte, d'un repas ou d'un concert, d'avoir ces moments de respiration au cours desquels on se laisse bercer par les mots. |
Oise Hebdo du 13 mai 2009
Les lauréats du concours sont connus
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Dans moins d'un mois se tiendra la quatrième édition du festival de la micronouvelle. Une manifestation littéraire qui a su rapidement se faire sa place dans le paysage culturel beauvaisien, grâce à l'originalité de son concept. Cet événement se consacre en effet aux textes courts, qu'il s'agisse de nouvelles ou de poèmes, tout en s'attachant aux véritables talents d'écriture capables en quelques lignes de plonger le lecteur dans un univers original. Comme les années précédentes, ce festival sera centré sur le concours de micronouvelles, lequel a permis par le passé de révéler des auteurs comme Pierrick Bourgault, Cécile Glaenzer, Jean-Claude Touray, Annelise Binois ou Christophe Marand (vainqueur du premier prix en 2008). Pour prendre part à cette épreuve littéraire, les écrivains devaient suivre à la lettre les règles imposées par les organisateurs, à savoir rédiger un texte de moins de 1000 mots tout en complétant cette phrase «Longtemps je me suis...». Un cadre très précis qui n'a pas freiné les participants, comme en témoignent les 230 nouvelles reçues par isabel Asúnsolo, éditrice des éditions L'iroli et fondatrice du festival : La seule année où nous avons eu autant de participants c'était la première, en 2006 avec 258 auteurs, lorsque le concours était gratuit. A l'image des précédentes éditions, les textes viennent du monde entier, comme l'expliquaient les organisateurs, trois mois plus tôt, à la date limite de réception des textes : Concernant la répartition des participants, globalement nous avons 20% de Picards et 17% d'Isariens. Quant aux autres pays que la France, on peut citer l'Espagne, la Suisse, la Belgique, l'Allemagne, les États-Unis, le Canada, le Costa Rica, le Venezuela... L'Afrique est toutefois moins représentée qu'avant.
25 TEXTES RETENUS POUR LE RECUEIL Sur ces 230 nouvelles, 25 ont été retenues, dont 17 pour la catégorie «Adultes», le reste pris part à l'épreuve «Lycéens». Ces écrivains ont obtenu le droit de faire partie du recueil de micronouvelles édité à l'issue de chaque concours, un recueil tiré à 500 exemplaires et qui est tous les ans l'une des meilleures ventes des éditions L'iroli (tous les exemplaires du premier concours, en 2006, ont ainsi été vendus).
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La veille de la remise des prix, les organisateurs ont prévu une table ronde sur la question de la création littéraire. Elle se tiendra au café du Théâtre de Beauvais, le «Nota Bene» et regroupera des auteurs confirmés, à l'image de la jeune romancière beauvaisienne Max Monnehay (prix du premier roman en 2006 pour son livre «Corpus Christine», paru chez Albin Michel), de Catherine Moret-Courtel (installée dans le Vexin et auteur de «La Caissière» paru l'année dernière chez Belfond - l'intéressée fait d'ailleurs partie de la liste des lauréats du concours 2009), mais aussi la nouvelliste Corinne Pourtau, le poète Thierry Gazals (auteur de la «Volière vide» avec le jeune poète décédé Vincent Delfosse) et la poétesse québécoise Janick Belleau. Bref, un plateau extrêmement riche, comme l'avaient été les précédents avec notamment les auteurs Patrice Juiff (installé dans le canton d'Auneuil) ou l'incontournable écrivain beauvaisien, Roger Wallet. Au soir du 6 juin, une balade littéraire animée par l'auteur local Marc Méret autour du bois de Plouy permettra d'écrire des textes qui verront le jour sous forme de livre destiné à sauvegarder ce qu'il reste du bois menacé par l'extension de l'aéroport de Beauvais-Tillé précise isabel Asúnsolo. Le programme de ces deux jours sera donc des plus riches, avant que ne soit annoncé le thème du concours de nouvelles 2010.
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Le Courrier Picard du 3 février 2009
Le rendez-vous littéraire de « Lirécrire » a parlé d'exil
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Longue discussion, jeudi soir, au café littéraire et musical Nota Bene sur le thème de l'exil. Organisé par l'association « Lirécrire », ce rendez-vous mensuel propose une approche de toutes les formes littéraires : la poésie, le roman, la nouvelle... autour d'un sujet lié à l'inspiration de chacun ou à l'actualité. En prose ou en poésie, les pensées d'exilés affrontent les tempêtes de la vie avec des mots qui expriment le mal du pays, ballottées par des vagues à l'âme qui contrarient un accostage dans des ports lointains. Exil géographique, intérieur, sentimental, exil forcé, volontaire... ce vaste sujet embrasse tant d'histoires individuelles ou collectives, dont l'écriture est l'exutoire le plus intime et le plus émouvant, devenant de ce fait le support des plus belles peintures de l'esprit. «L'exil est si fort en moi, que je l'emporterai peut-être au pays », écrivait le poète palestinien Mahmoud Darwich, disparu en 2008. Sommes-nous tous des exilés ? De soi-même, de quelque part, de quelque chose... La guerre, la persécution, la misère, l'échec, l'amour... sont autant d'intraitables pourvoyeurs d'exilés.
Des mots et des maux La peine et la misère sont facilement accessibles en ce monde, et le bonheur nécessite des moyens pas toujours à la portée de tous. La liberté est un luxe, l'aisance de plus en plus une coquetterie. L'aspiration légitime au confort, à la sécurité des siens, mais aussi la perte de l'enfance, des repères ont le goût acre de l'exil. |
Il n'y a pas de petit ou de grand exil, il y a pour tous une souffrance contenue, digne, silencieuse qui s'autorise parfois à hurler sur le papier. L'exil ne se perd jamais complètement, c'est une larme qui n'a jamais coulé et s'est fossilisée dans l'histoire de ceux qui l'ont vivement ressenti. Une larme qui peut aussi être de sang. Parmi les auteurs présents à cette soirée, Jean-Claude Bardot, poète local, crie son exil, un temps, du pays de la poésie : «Donne-moi le sang frais qui témoigne de ma vigueur,/ la page blanche qui attend ses neiges éternelles./ Qu'à chaque poème, je dénude la nuit./ Que j'entre dans la clarté d'un pays sans distance.» écrit-il.
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Articles parus en 2007
Articles parus en 2006
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